jeudi 22 avril 2010

Un peu de sport

Il parait que les voyages forment la jeunesse. Il était temps de découvrir ce que ce pays avait dans le ventre, à part ses bons (?) fast-foods et le ski.

La 1ère sortie sportive de l'année, c'était d'abord au "spring game", le match d'entrainement de l'équipe de football locale, le 10 avril. Le championnat universitaire ne se déroulant qu'entre septembre et décembre, c'était l'unique occasion pour voir un match de football dans l'enceinte du campus, Folsom Field:












Mine de rien, ça fait dans les 60 000 places. Là, c'était pas mal clairsemé, mais en fait, il devait bien y avoir 2-3 000 personnes. Côté jeu, il s'agissait précisément de deux équipes de CU qui s'affrontaient (on en dévoile pas les combinaisons, secret jalousement gardé!!) :













Pour ajouter un peu de piment, on a eu le droit à un haka, ce qui n'est pas trop une coutume ici, je crois:



et surtout au tour d'honneur de la mascotte !!! :



Une semaine plus tard, autre sport, beaucoup moins connu celui-là, en tout cas en Europe: la crosse. Pour une explication du sport et des règles, cliquez ici. En gros, ça vient du Canada, et ça ressemble un peu à du hockey sur pattes:


Le match qu'on est allé voir au Pepsi Center (la grande salle de sports en salle de Denver) opposait Boston à Denver. Le jeu en lui-même en fait était assez bizarre, on avait l'impression qu'il fallait être alcoolisé pour pouvoir prendre du plaisir à regarder. Ce n'est peut-être pas un hasard s'ils vendent des cocktails forts aux bars (whisky, rhum, ...). D'ailleurs, ils se sont tapés dessus à la fin, ça a rajouté de l'ambiance. Bref, personnellement, ce n'est pas un sport que j'irai revoir, mais c'était sympa de regarder au moins une fois et de découvrir ce dont il s'agissait.

Enfin, pour ceux qui me connaissent, être si proche de Denver sans aller voir un match de playoffs Nba, ça ferait désordre ! Et donc, mercredi dernier, c'était virée au Pepsi Center à nouveau, cette fois pour soutenir les Nuggets recevoir les Utah Jazz (Salt Lake City) au 1er tour des playoffs (Denver a fini 4e de la conférence Ouest, Utah 5e).Le score de la série était alors de 3-1 pour le Jazz, Denver ayant perdu le 2e match à domicile. Sachant qu'il faut 4 victoires pour passer au tour suivant, la défaite était donc interdite. La devise des playoffs est d'ailleurs "win or go home".
Les fans étaient au rendez-vous, la mascotte également, les pompom girls aussi bien sûr, saupoudrez de sauce "show à l'américaine", chauffez avec un vibrant hymne national, et vous obtenez une ambiance de folie:

























Résultat, les Nuggets se sont mis au diapason de leur leader, Carmelo Anthony (MELO !!!), le Jazz a déjoué, et Denver a gagné !













Le prochain match sera autrement plus difficile, puisqu'il faudra gagner à Salt Lake City pour revenir à 3-3 dans la série et disputer un dernier match décisif à domicile....
Mais ce soir-là, on n'a retenu que la victoire bien sûr.

Concernant les autres sports, c'est malheureusement trop tard pour aller voir le hockey sur glace, les Avalanches ayant perdu contre San Jose (San Francisco) au premier tour des playoffs. Quant à la saison de football pro, elle est terminée et les Broncos sont déjà en vacances. Mais pour le baseball, il y a encore moyen d'aller voir les Rockies, et on ne devrait pas se priver d'aller y faire un tour dans leur stade!

A venir, un autre article sur la culture américaine, bien surprenante... En attendant, ça serait bien que je me remette moi-même au basket, parce que les burgers, c'est pas mauvais, mais bon...

samedi 10 avril 2010

Boston

Voilà un mois et demi que je suis ici, j'ai déjà fait un super voyage tourisme, place maintenant au voyage "social". Autrement dit, le voyage où l'on rencontre d'abord des gens connus, et ensuite, éventuellement, on visite un peu.

Ce week-end donc (2-4 avril), direction Boston ! C'est là-bas que Laura s'est exilée pendant une dizaine de mois, histoire d'éviter de trop bosser une agreg inutile en France. Pardon, je m'égare.
Bref, après avoir sucré une aprèm de boulot pour prendre l'avion, je retrouve Laura dans Boston pour un verre (et une assiette) de fin de soirée.

Le samedi est dédié au tourisme. On a commencé par l'aquarium, qui est, il est vrai, très joli. On a dit bonjour aux méduses, aux pingouins et aux tortures, et on a du agacer les requins à faire des tentatives photographiques. Mais bon, ils ont été très courtois et n'ont pas appelé la sécurité.
Je vous laisse aller voir sur picasaweb pour les photos, parce que ça ne se raconte pas.

Ah, j'oubliais. A Boston, ils sont réputés pour ne pas avoir une météo extraordinaire. Grosso modo, un temps Nantais avec 10° de moins. Bref, c'est frais et humide. Alors, j'ai emporté un peu de soleil dans mon sac. Résultat, un temps à prendre de sévères coups de soleil et dans les 25°:


Évidemment, tout Boston était de sortie pour bronzer, il faut bien profiter des rares opportunités.
Le déjeuner, c'était au Quincy Market:


De l'extérieur, ça fait très joli, presque chambre de commerce, ou autre bâtiment gouvernemental. Laissez tomber, ça n'a rien à voir. En fait, c'est juste l'antre du fast-food ! Imaginez une allée de 200 ou 300 m avec de part et d'autre une échoppe tous les 5-10m:


Par contre, n'imaginez pas l'odeur, vous n'y arriverez pas. En tout cas, ça semble attirer une foule d'artistes. On en a regardé un à l'œuvre avec une batterie de yoyos, c'était assez impressionnant:


L'après-midi, visite de la ville de Boston, autant dire que ça faisait une paye que j'avais pas vu de buildings. Là, j'ai été servi:


Et le soir, pour clôturer cette grosse journée, on est allé tester un restaurant français. Adresse à recommander, on s'est goinfrés de délicieux et délicats plats tels qu'un bœuf bourguignon, un filet de saumon ou encore des succulents pâtés. Et je ne peux résister à l'envie de vous montrer une autre photo :


Le dimanche, c'était NBA show ! Boston-Cleveland ou encore Celtics-Cavaliers. Le 3e contre le 1er de la conférence Est. Du lourd ! Et au TD Garden en plus, avec tous les titres des Celtics accrochés au plafond:


Bref, je vous laisserai regarder les photos. Il y a eu un concentré de stars au mètre carré (Lebron James, Paul Pierce, Kevin Garnett, Ray Allen, Mo Williams et d'autres), de l'ambiance (presque terrifiant quand on est tout en haut), du score (117-113 au final), du beau jeu, du suspense (+17 pour Boston à l'entame du dernier quart-temps et +1 pour Cleveland 6 min plus tard), et au final, une victoire à l'arraché de Boston, au grand bonheur de toute la salle:

Enfin, pour terminer la journée, on a délaissé les sièges du TD pour les fauteuils d'un ciné 3D, histoire de se rappeler les bons souvenirs d'Avatar au réveillon. Et ce qu'on peut définitivement dire, c'est que les Américains, quel que soit le spectacle, ont la sale habitude de sortir à tout moment pour se procurer de quoi bouffer (et toujours grassement, bien sûr). Misère...
On a d'ailleurs succombé après coup en trainant nos godasses dans une pâtisserie-restaurant. Mais c'était autrement meilleur et raffiné. Côté diététique par contre, je crois qu'on plaide coupable.

Bref, le plus dur, dans tout ça, ç'a été de se lever lundi matin à 5h (3h à Boulder) pour prendre l'avion du retour...
Mais le week-end était bien sympathique, merci Laura ! A charge de revanche ?

62nd Conference on World Affairs

Entre le dimanche 4 et le vendredi 9 avril s'est tenue la 62e Conférence des Affaires Internationales à Boulder. Rien que le nombre m'a fait frémir: ça veut dire qu'ils ont commencé, au plus tard, en 1939... Ça ne date pas d'hier !
Au départ, comme le titre l'indique, c'était d'abord des conférences sur la (géo)politique. Mais depuis, ça s'est très diversifié: sciences, arts, économie, et bien d'autres choses encore.

Plus précisément, il ne s'agit pas d'une conférence, mais plutôt d'une multitude de "réunions". Le principe de chacune de ces conférences est simple: les intervenants ont à chaque fois entre 10 et 15 min pour présenter leur point de vue sur le sujet. Puis, ils peuvent après coup réagir sur les propos des autres intervenants. Enfin, le reste du temps est consacré aux questions du public. Le tout dure entre 1h et 2h, ça dépend. Imaginez un peu: il y a environ 40 conférences par jour... C'est totalement impossible de toutes les suivre, il a donc fallu faire un choix drastique, car, adorant la géopolitique, je pense que j'en aurai suivi au moins une trentaine si c'était possible.

Un des principaux objectifs de cette semaine est de relier les étudiants au monde réel. Une conséquence immédiate est que les étudiants ont la priorité complète pour poser toutes leurs questions, ce dont j'ai profité plusieurs fois ^^
Rentrant lundi midi de Boston, je n'étais pas du tout au courant de cette semaine, c'est un copain qui m'en a parlé. J'étais tellement crevé ce jour-là que je n'ai finalement rien fait.

C'est donc mardi que tout a commencé, d'abord par 1h30 sur "verdir l'économie: une analyse des coûts et des bénéfices" (1) avec 4 intervenants. Ce qu'il s'en est dégagé, c'est que les coûts (pour les Usa) seront colossaux, équivalents à l'effort produit pour la 2nde guerre mondiale, et que les bénéfices sont inestimables et surtout pas vraiment financiers.
Puis je suis allé voir 1h30 de "Obama et la politique de la paralysie". En gros, ça parlait de ce que font les républicains actuellement au congrès, notamment concernant la controversée réforme de la santé, qui pourrait être équivalent à ce que fait parfois le PS à l'assemblée nationale: la politique de blocage. Ca m'a permis d'en savoir un peu plus sur la réforme et le fonctionnement de leur république.
Enfin, je me suis déplacé sur la politique étrangère avec 1h30 de "La politique étrangère d'Obama: promesses contre performances". C'était intéressant, car il y avait sur les 3 intervenants 2 fervents défenseurs de la politique de fermeté (presque des pro-Bush, mais pas totalement non plus). Manque de pot, ils étaient 2, ni plus ni moins, contre un 3e et toute la salle. Mais ce fut réellement hyper intéressant d'avoir des discussions et des arguments divergents. Bref, j'ai commencer à travailler à 5h du soir.

Le mercredi, si je n'avais pas suivi un cours de mon maître de stage à 9h (cours très intéressant, d'ailleurs), je serai sûrement allé assister à "Mon terroriste, ton combattant pour la liberté", ça avait de la gueule ! Ma journée de conférences n'a vraiment commencée qu'à 15h, avec une intervention exceptionnelle d'un Koweïtien pendant 40min sur "Comprendre le nouveau monde arabe". Puis j'ai enchainé sur "le challenge des énergies renouvelables" avant de terminer par "redéfinir le concept de faire la paix". Reprise du travail à 6h30...

Jeudi a clairement été la journée la plus chargée et la plus passionnante: "Déclaration universelle des droits de l'homme: l'heure d'un relifting", "Croyance ou falsification: religions et sciences", "Israël et Palestine: une affaire civile" et enfin "Islamophobie: réalité glaçante ou stéréotype". Sur cette conférence, remarquable, il y avait 4 journalistes américains: l'un qui a vécu 30 ans à Amsterdam, l'autre 40 ans en France (dont l'analyse sur le FN entre autres était très pertinente), le 3e 30 ans un peu partout notamment dans le Sud-Est asiatique et le 4e n'avait jamais quitté le sol américain. Ce qui a permis d'assister à des échanges de vues très différentes et complémentaires. Enfin, si cette conférence était à une autre heure, je serai allé à "la guerre mexicaine des drogues", mais ils avaient eu la mauvaise idée de les flanquer en même temps. Enfin, dernière intervention: "la science et la politique sur le changement climatique".
La soirée fut consacrée au boulot...

Enfin, vendredi dernier jour, c'était plus calme, même si tout est relatif: "La chute du duo Bush/Cheney", "La politique de la peur" et "Les croisades modernes: la religion chez les militaires".

L'impression générale que j'ai eu de cette semaine, c'est que ce fut une expérience extraordinaire pour apprendre énormément de choses sur la société américaine, leur perception de leurs problèmes, du monde qui les entoure, qu'il s'agisse des intervenants ou du public. Il était assez impressionnant de sentir l'opposition palpable (mais toujours respectueuse) d'une salle entière à un journaliste qui affirmait que la politique d'ouverture d'Obama sur certains pays et que celle de pression sur Israël sont dangereuses car elles fragilisent la confiance entre les Usa et ses alliés. Après, il a aussi sorti que tous les services de renseignement au monde étaient d'accord pour dire qu'il y avait des bombes nucléaire en Irak en 2003, et que si des pays comme la France ne sont pas partis en guerre là-bas, c'est parce qu'ils avaient peur de se manger un missile nucléaire. Là, j'y crois moins...
L'autre point à retenir de tout ça, c'est que entre les intervenants, les discussions ont toujours été cordiales et très respectueuses, qu'il s'agisse d'énergies renouvelables, de politique, ou du conflit palestinien. A part un Israélien qui répétait trop souvent "non, vous avez tort" ou "ce n'est pas vrai" sur des sujets polémiques, alors qu'un "je ne suis pas d'accord" ou "je n'ai pas la même perception" auraient été bien plus appropriés. C'est bien la seule exception que j'ai pu constater.

De mon côté, j'ai parfois eu du mal, notamment en début de semaine, pour comprendre certaines personnes ou arriver à suivre une conférence entière. Au fur et à mesure, ça allait mieux, même si les fins de journée étaient dures. Enfin, il m'arrivait parfois de totalement déconnecter sur une phrase, même en fin de semaine après toute cette pratique. Semaine qui fut d'ailleurs hyper productive sur le plan du stage, vous pouvez vous en douter ! J'ai juste bouclé les sujets importants, et rien de plus. Mais quel bonheur d'avoir pu assister à cette semaine de conférences, c'était vraiment exceptionnel.

Si vous voulez en savoir plus sur celle-ci, allez sur leur site: http://www.colorado.edu/cwa

Voilà, maintenant, je retourne au boulot, parce qu'il ne faut pas non plus abuser des bonnes choses.

(1): estimez-vous heureux, je vous épargne la traduction des titres ^^

lundi 22 mars 2010

Spring Break !!



Petit mode d'emploi: le Spring Break, c'est une semaine entière où les universités américaines ferment complètement, aucun cours, aucun devoir à la maison, des vraies vacances, quoi. Pas comme celles de Cachan, où les partiels ou autres rendus de projet vous attendent au coin de la rentrée. Cette semaine, pour CU, c'est du 20 au 28 mars.

Me concernant maintenant: je ne suis pas sensé avoir de vacances pendant mon stage, mais comme j'ai carte blanche pour sécher des journées de boulot tant que le stage avance, je n'ai pas trop envie de rester à me tourner les pouces parce qu'il n'y aura personne à Boulder.

Donc, dès le vendredi soir, c'était soirée Wii pour fêter la fin des cours des étudiants. Bon, en fait, toutes mes connaissances sont majoritairement étrangères et plutôt en stage ici, donc, tout le monde n'est pas concerné par le Spring Break ^^ Mais il ne faut pas laisser passer les occasions.

Le premier week-end a été, finalement, calme. Je n'ai pas trouvé malheureusement de personnes avec qui partir au ski, ou alors, les voitures étaient déjà remplies. J'en ai profité pour regarder la consécration du grand chelem du XV de France, puis passer le we à prendre qques nouvelles de France et à me balader dans Boulder sous la neige. Sous la neige, puisque le vendredi, en 24h, il était tombé environ 25 cm de neige, si ce n'est plus. Ça permet d'ailleurs de faire de superbes "randos" à vélo le soir pour rentrer chez soi:


Et tout ça n'empêche pas le lendemain de pouvoir se promener en t-shirt:


Lundi, tout se met finalement en branle: direction Winter Park, une autre station de ski des Rocheuses, avec Christa, américaine et étudiante à la CU. Temps magnifique encore une fois, neige somptueuse à nouveau, et une sacrée altitude: 12 060 pieds au sommet, soit 3 676m:

Et la station, c'est assez particulier, une énorme partie des pistes est entre les arbres. Aucun balisage, on peut juste aller où on veut, puisqu'en bas, on retombe forcément sur le même télésiège. Et cela donne le bonheur de prendre des centaines de pistes totalement différentes à 5 m d'écart, de complètement se perdre en 2min, et surtout de ne croiser vraiment personne. Bref, que du bonheur:



Le lendemain, retour au boulot. Moins marrant. Enfin, il neige à nouveau, donc, c'est chouette ! Ah non, en fait, pas tant que ça, parce que c'est le Spring Break... Et ? Ben, même les déneigeuses sont en vacances... Donc, ce n'est plus du tout la même chose, faut maintenant rouler dans 20 cm de neige fraiche ! Enfin, ça n'enlève pas la joie de voir tomber la neige et non la pluie.
Mardi soir, invitation à diner avec plusieurs plats indiens, népalais ou malaisiens, à choisir. Très bon et très sympa ! Quoique un peu épicé, je ne suis pas encore habitué... Et mercredi soir, le traditionnel wednesday @ somewhere étant suspendu pendant le Spring break (encore qqch qui ne marche pas), on se retrouve tout de même dans un restaurant entre stagiaires.

Là, la semaine de boulot est fini. Si, si, déjà ! D'un autre côté, le campus est réellement désert... Et puis, le beau temps est à nouveau là ! Alors, retour à la neige, avec du ski nordique cette fois:

Journée très sympa encore une fois, que du bonheur, temps magnifique, et neige somptueuse à nouveau, juste ce qu'il fallait de poudreuse pour s'éclater.

Enfin, vendredi à la fraiche, l'apothéose de la semaine débute: roadtrip de 3 jours dans l'ouest américain, direction Goblin Valley (Utah). Si je devais résumer en une photo, voilà :

Bon, ok, ce n'était pas notre voiture. Mais c'était comme si.

Ces trois jours, c'est aussi une équipe internationale de choc:


avec, de droite à gauche, et de bas en haut, le melting-polt néerlando-américano-franco-bangladesieno-russe (ok, je chercherai l'orthographe exacte pour le Bangladesh...)

Ce sont aussi des jokes dans tous les sens:




des paysages somptueux/grandioses/sublimes/ce que vous voulez:



Un "little wild horse canyon", où en effet un cheval de taille normale ne passerait pas, sauvage ou non:


et une armée de Gobelins stationnée dans sa vallée qui n'attend qu'une occasion pour revenir combattre:


mais qu'on peut encore chevaucher pour l'instant ^^ :


Et depuis hier lundi, triste retour au boulot... Disons que 4 murs, ça fait un peu étroit après cette semaine, alors, on échafaude des plans, on calcule, on repère les espaces libres dans l'agenda, et on rameute les copains : "hi guy / girl, a roadtrip soon in utah, are you in ?"

Très bientôt, il y aura plus de photos sur facebook et sur picasaweb, si celles que j'ai mises ne vous suffisent pas. Donnez-moi juste le temps de trier un peu, pas évident de gérer 800 photos qui sont plus belles les unes que les autres.

Voilà, voilà, vous comprendrez que c'est un peu dur de résumer cette semaine en un billet. D'ailleurs, félicitations si vous êtes arrivés jusqu'ici, ou alors, arrêtez de glander et retournez bosser !!

Et si vous n'avez réellement rien à bosser, hésitez pas à commenter !

mardi 16 mars 2010

A quand la pause ?

Quand on part l'étranger, on a souvent un peu de mal à trouver de la compagnie pour s'occuper, sortir, etc. Heureusement (ou malheureusement ?), j'ai vite franchi cette étape. Le mauvais côté de cette histoire, c'est que je cherche maintenant à trouver le moment pour souffler un peu. Mais ce n'est pas près de s'arranger.

La nouveauté depuis les dernières nouvelles, c'est que je suis enfin sorti de Boulder, 3 fois. Une fois la semaine dernière et deux fois le week-end dernier. A chaque fois, c'était pour rencontrer Dame Blanche, qui est si loin de Paris et si proche de Boulder ^^.
Donc, samedi 6, opération ski nordique:

Pas tout à fait du ski de rando donc, puisqu'il n'y a pas de peaux de phoques sur les skis nordiques. On est parti dans une petite vallée très charmante, sans toutefois pousser très loin, puisqu'une participante devait rentrer tôt à Boulder ... Ce qui ne nous a pas empêché de prendre un pique-nique pantagruélique avant de faire demi-tour:


Le dimanche, c'était la grande nouvelle: DEMENAGEMENT !! Un peu à l'arrache, car j'attendais désespérément des nouvelles de mon contact, qui ne m'a donné son feu vert qu'à 18h. Heureusement qu'un séjour de 6 mois ne demande pas trop d'affaires ! Et avec les colocs (3, tous américains), ça n'a pas tardé à porter ses fruits, puisque lundi soir, c'était beer-pong ! Pour ceux qui ne connaissent pas, l'idée de ce jeu est plutôt simple : on essaye de lancer une balle de ping-pong depuis le bout d'une table dans un des verres disposés devant l'équipe adverse à l'autre bout de la table. Si c'est bingo, le verre doit être bu par l'équipe adverse puis mis de côté. Le but étant bien sûr d'atteindre tous les verres adverses avant que ce ne soit le cas pour vous. Enfin, les règles sont un peu plus complexes, mais le concept est là. Et rassurez-vous: une canette de bière sert à remplir 4-5 verres, donc, ce n'est pas opération gueule de bois, mais juste soirée sympa.

La semaine qui a suivi a été plutôt chargée, entre table française, wednesday @ somewhere, billard, exposé d'un alpiniste américain sur son voyage en Europe (Zermatt et Chamonix), ...


Le week-end n'a pas failli à ma réputation de sur-actif (trop ?). Samedi, lever à 5h30 pour aller faire de la cascade de glace avec Nicolas, un français. Voici le monstre:



30m de hauteur, dont les 3/5 finaux verticaux. Superbe endroit pour une première, et première réussite !! La descente en rappel n'est que meilleure:


Plus de photos sur picasaweb. Pour fêter et clôturer cette belle journée, dance party chez une française. Ou comment bien préparer la journée suivante : ski à Beaver Creek ! Lever toujours à 5h30 pour prendre le bus de l'université avec Irina (bulgare) et Ellen (néerlandaise). Direction: cette superbe station de ski, équivalent de Val d'Isère ou de Tignes en France:


Le bon côté du changement d'heure, qui a été très dur à avaler, c'est qu'il a réalisé un sérieux écrémage sur ceux qui devaient prendre le bus. Au lieu d'être plein, il n'y avait dans le bus que 20 personnes. Après 2h30 de route, je foule enfin la neige d'une station de ski. Une fois la douloureuse passée (82$ de forfaits de ski, et encore, avec une réduc), bonheur monumental ! Neige somptueuse, vue unique, temps au beau fixe (sauf un peu trop de vent..), domaine gigantesque. La journée s'achève dans une grande fatigue mais avec de la neige plein les yeux et une promesse: y retourner dès que possible, là ou ailleurs ! Le week-end prochain ? A moins que je ne me mette au ski de raid, il ne me manque plus que ça.
En revenant, encore une autre première : il pleut !! Avec 300 jours de soleil par an, et si on a en tête que, dès qu'il fait mauvais, la température chute et qu'il neige, autant dire que le prochain jour de pluie n'est pas près d'arriver. Je l'attends de pied ferme :)

Le début de cette semaine est assez dur, avec toute la fatigue à avaler. Mais hop hop hop, pas question de s'arrêter là, on prépare déjà la suite: le Spring break approche à grands pas ! Et pas question de rester à rien faire alors que le campus se videra singulièrement de ses étudiants. Dans les cartons, 4 jours de camping quelque part dans le sud, New Mexico, ou alors dans les grands parcs américains si proches: Grand Canyon, Yellowstone, Moab, autres... A confirmer ... Et également un petit we prévu à Boston d'ici 3 semaines ^^

Enfin, même si ce n'est pas forcément joyeux de terminer sur cette note négative, je tiens à dédier cet article à Josselin le Meitour.
Josselin, c'était un breton, un gars discret mais génial, un normalien qui avait peut-être fait l'erreur de partir en mécanique au lieu de faire du génie civil. Sa seule erreur probablement. C'était aussi quelqu'un avec qui j'étais parti en convoi humanitaire au Niger il y a trois ans.
C'était, parce qu'il est maintenant parti ailleurs, quelque part où prendre un café, un dîner ou juste du bon temps avec lui est devenu impossible, où évoquer des souvenirs d'Afrique ne se fait que par la pensée. Adieu Josselin, on pense tous à toi à Cachan ...

jeudi 4 mars 2010

Une semaine typique de plus en plus chargée

Tout s'enchaîne, vite, très vite, heureusement que j'ai changé les freins de mon vélo !

Lundi soir, étrangement, tout était calme. Impression trompeuse de la semaine qui allait suivre juste après ! Enfin, j'avais quand même visité une coloc voir si ça pouvait le faire de m'installer chez eux. Manque de pot, j'avais juste oublié de vérifier si la chambre était meublée ou non... Évidemment, ce n'était pas le cas, trop facile. Et comme je l'ai expliqué au gars, amener son lit dans l'avion depuis la France, c'est pas forcément évident...

Bref, mardi soir, je file, après une autre visite, pour une première à la "table française". En effet, tous les mardis soirs, les francophones se réunissent autour d'un verre ou d'un plat à la Bacaro Venetian Taverna. Bon, ok, ça n'a pas un look très français, mais il semblerait qu'il n'y ait pas un seul resto français ici... Je ferais mon enquête ! Toujours est-il que mardi soir, il y en avait de tout âges: retraités (ou pas), jeunes professionnels, thésard... Je crois que j'étais le plus jeune ! Bref, soirée extra à faire pas mal de promesses, notamment de ski, de ski de raid (si, si) et même de cascades de glace ! Pour la rando et le vtt, on verra plus tard, chaque chose en son temps.

Mercredi, maître de stage (M. Saouma, pour aller plus vite) de retour, alors, forcément, ça se bouscule un peu. Et j'ai eu la mauvaise idée de perdre 2h en début d'après-midi à regarder un certain France-Espagne qui n'en valait sûrement pas la peine... Le rugby vendredi dernier était autrement plus chouette ! Bref, mercredi soir, retour au "wednesday @ somewhere", cette fois dans un resto-snack sur le Hill (quartier de Boulder situé sur une colline, d'où son nom) avec de nombreux sandwichs divers et variés. Rien à voir culinairement parlant avec le Népalais de la semaine dernière, mais il faut bien goûter à la cuisine locale, au moins pour voir ce qu'elle vaut ! Comme ça ne nous a pas convaincu, on a enchainé sur un bar tout aussi local, à goûter des bières un peu bizarres, avec un arrière-gout de vin pour certaines. Mouarf, on repassera. Il fallait bien essayer là aussi, et au vu de la quantité de bières particulières qu'ils ont, je pourrai retenter sans trop de problèmes. Entre Suisses, Italien, Bulgare, Anglaise, Néerlandaise et Français, on parle de randos, de voyages, d'Afrique, de spring break... M. Saouma m'a bien précisé ce jour-là que: "il s'en foutait de savoir où j'étais et ce que je faisais, tant qu'il y avait des résultats". Typically american ! Et cela ouvre encore plus de portes, héhé.

Jeudi, on retrouve d'ailleurs les mêmes pour le déjeuner. Arf, Thaïlandais... Mouais, la bouffe asiatique, ça a toujours été couci-couça depuis un certain dîner familial en Angleterre. Mais on me dit qu'il faut que j'essaye, alors je me lance. Enfin, pas complètement, je ne le prends que "medium" en termes d'épices, histoire d'y aller doucement. Erreur fatale, il faut toujours commencer par la première marche... Entre lourde digestion et bouche en feu, l'aprèm fut un régal !
Dae Hung, mon co-bureau et post-docteur, m'annonce vers 17h qu'il risque de rester très tard pour bosser sur un article. Moi qui pensait faire de même pour compenser les derniers jours, ça ne me semble pas trop mal de ne pas rester tout seul. Mais avant de se lancer dans cette folle équipée, il fallait bien s'alléger. Et là, bim, le drame comme celui d'oublier ses clés dans le coffre de sa voiture américaine... Ben, ils ont le même type de pseudo-serrure pour les bureaux ! Je me dis que Dae Hung est parti discuter avec M. Saouma, mais c'est ce dernier que je rencontre par hasard en cours de route vers son bureau (avec de la chance, il y a deux chemins possibles): le premier est finalement rentré chez lui ! Bref, je suis comme un con dehors, put*** de serrure ! Le bon côté, c'est que mon maître de stage voulait justement m'inviter au restaurant avec sa famille. Alors me voilà parti juste en polo pour un dîner un peu plus chic que d'habitude. Très sympa, ce dîner, au demeurant. Et M. Saouma me file au passage la solution pour éviter de rentrer à vélo en polo à 8h du soir par 0°C: il suffit d'appeler la police. Mais bien sûr ! Genre, je vais faire le 911, dire que je suis bloqué en-dehors de mon bureau parce que j'ai été stupide et qu'il faudrait que quelqu'un vienne m'ouvrir. Bin, en fait, presque ! Parce qu'en composant le 911 depuis un téléphone du campus, je tombe sur la sécurité de l'université, pour qui ce genre de mésaventures est courant. Comme me dit l'agent de sécurité qui vient m'ouvrir, "it's my job!" Quelques minutes plus tard, je retrouve mon espace perso, avec mes clés, ma polaire, mon écharpe, mon bonnet, mes gants, ma veste, et mes loupiottes de vélo. Ouf ! Le retour n'est que plus délicieux.
Évidemment, dans tout ça, la soirée boulot est plutôt passée à la trappe...

Le vendredi, là aussi, tout s'organise au dernier moment. A l'International Coffee Hour, la décision est prise avec une néerlandaise de tenter le dîner (gratuit) au centre international. Rien à regretter de ce côté-là ! Super soirée à discuter de tout et de rien notamment avec des Libanais et des Américains. Et cerise sur le gâteau: lever le lendemain à 6h30. Oui, oui, j'appelle ça une cerise, puisque c'est pour aller faire du ski ^^.

Ah, et dans tout ça, déménagement prévu ce week-end, si tout va bien. Petite coloc à la même distance de l'université, mais à 5 min de Pearl Street, c'est-à-dire le centre-ville vivant de Boulder! La question est plutôt de savoir quand est-ce que j'aurai le temps pour le faire, ce déménagement... Mais pourquoi se prendre la tête aussi ! Quand tout roule aussi bien :)

dimanche 28 février 2010

Bilan des dix premiers jours: peut mieux faire

Ça fait maintenant dix jours que je suis arrivé ici, que je prends mes marques, et il est possible de faire un premier bilan.

Comme dans le JT de France 2 à une époque, il me semble, on commence par la météo. Après 5 jours de neige, le soleil a enfin fait son apparition, histoire d'éclairer les "dégâts". Et on peut dire qu'ils sont agréables aux yeux ! (cf http://picasaweb.google.com/ctiparman ) La saison de ski promet !! Et puis, en milieu de semaine, on a atteint un pic de 10°, suffisant pour faire quasiment tout disparaître. Qu'à cela ne tienne, la neige a remis ça aujourd'hui !

Concernant le boulot, les deux premiers jours ont été un peu rudes, car mon maître de stage partait mercredi en France ! Joli chassé-croisé, et pourtant, ce n'est pas encore le 1er août... Il fallait donc lancer l'affaire à temps, ce qui s'est finalement pas trop mal passé, au prix de départs du labo un tout petit peu tard le soir, dans les 20h. Après coup, ça s'est tassé, même si on se faisait toujours pourchasser le matin par le téléphone ! On, c'est moi, et un sud-coréen qui est en post-doc ici. Un gars très sympa, même si mon maître de stage, i.e. son directeur de thèse, lui a peut-être refilé son virus du boulot...

Maintenant, les activités, parce qu'au final, c'est aussi pour ça que je suis venu ici ^^
Et bien, ça met un peu de temps à se mettre en place. Probablement parce que je ne côtoie que très - trop peu d'étudiants via mon stage. M'enfin, mercredi, il y avait le "wednesday @ somewhere", c'est-à-dire un dîner organisé par le CU pour les étudiants étrangers dans un restaurant différent chaque semaine. Et donc, mercredi, honneur au Népal ! Ça tombe bien, j'en avais jamais fait, et ça valait le coup. Et dans tout ça, je n'ai toujours pas fait un resto états-uniens... si ça existe ! Tout de même, après ce dîner sympa, mais pas non plus hyper-emballant, on s'est retrouvé à 4-5 dans un bar pour le coup typically american, et là, c'était bien plus chouette. Leur Buff-beer (1) locale, qu'on pourrait comparer à la Kro, n'y était sans doute pas étrangère ^^
Vendredi, c'était le "International coffee hour". En gros, l'université offre un café aux étudiants étrangers pendant qu'ils se rencontrent et discutent. J'y ai retrouvé certains du bar de mercredi. J'ai également croisé d'autres américains et deux français de sciences-Po.
Samedi, place au sport, j'ai enfin ciré le parquet de leur "Recreative Center". Ce centre sportif est juste monstrueux: salles de fit et de muscu à n'en plus finir, terrains de squash et de tennis, piscine olympique, et j'ai du louper des trucs, tellement c'est grand... Et donc trois superbes terrains de basket !
Après 2h, j'étais cuit... La ligne des 3-points est peut-être la même qu'en Europe, il n'empêche que les dimensions du terrain sont elles celles de la NBA. Bref, la caisse a pris cher, surtout après deux semaines sans rien faire ! Mais je compte bien y retourner ASAP (2) !!
Pour terminer tout ça, dimanche midi, déjeuner avec un étudiant français de l'Estp qui est ici pour un an et demi. J'ai notamment appris que le meilleur moment pour le ski, étrangement, c'est mars, car c'est là qu'il y a le plus de neige ! Et ç'a aussi été l'occasion d'enfin tester un pseudo-resto américain, avec un "buff chicken" (1) contenant peut-être autant de piment que les frites de Mcdo de sel! Et si tout se passe bien, on part au ski dans deux semaines.

Enfin, les américains sont vraiment très accueillants ici ! A chaque fois que tu engages une conversation, ils s'intéressent à toi, te demandent d'où tu viens, échangent des souvenirs de voyage, etc. Et pas d'accent à couper au couteau, comme au Texas ou ailleurs, globalement, je comprends pas trop mal ce qu'ils racontent, sauf les expressions... Là, je demande encore du temps.

Par contre, le mauvais point de la semaine, c'est plutôt du côté de la coloc. En fait, pour une coloc, il s'agit d'une dame plutôt âgée qui a aménagé son appart avec pas mal de chambres indépendantes, et elle les loue à des étrangers. Seulement, quand elle disait étranger, ce n'était pas vraiment des étudiants, mais plutôt des travailleurs. Donc, pour l'ambiance étudiante, c'est plutôt raté. A cela, il faut ajouter que finalement, 2 miles de l'université, ça va, mais le centre ville actif de la ville est plutôt situé derrière l'université, ce qui fait que c'est plus loin encore.. Donc je pense à changer bientôt, on verra ce que proposent les craiglists.

See you !!

(1) La mascotte de l'université du Colorado est le bison, d'où le "buff" qui traîne un peu partout, dans les rues, dans les bars, les resto, les magasins. Il paraît même qu'avant les matchs universitaires de football américain, ils en font courir un tout autour du stade ! Hâte de voir ça !!
(2) ASAP veut dire As Soon As Possible. Là, je me dois de remercier très chaleureusement ma prof d'anglais de cette année. Le module n'a peut-être servi à rien pour le semestre, mais il est très utile quand on compulse les annonces craiglists de savoir ce que signifie ASAP !

mardi 23 février 2010

Photos de Boulder sous la neige

Et voici quelques photos de Boulder sous la neige et le soleil. Il a mis du temps à arriver, celui-là !!
Elles ont été prises en allant au boulot ce matin ^^ Comme quoi, la journée peut bien commencer !
Voici la piste cyclable à gauche, puis en allant vers la droite, la voie piétonne, puis la voie polluante ^^ Imaginez-vous rouler là-dessus quand tout est enneigé, c'est assez chouette, je vous assure !


Les Flatirons enneigées:D'ailleurs, c'est à cet endroit qu'hier (lundi), j'ai rencontré un skieur (de fond). Si, si, je blague pas ! Malheureusement, j'avais pas mon appareil photo avec moi... Pour traverser la route, il a bien du déchausser, mais vu tout ce qu'il y a comme neige dans les "champs", je pense qu'il a pu faire pas mal de distance avant d'en arriver à cette extrémité.
Et là, un bâtiment du campus, avec de très jolies stalactites:

Je ne sais pas combien de temps toute cette neige va tenir, demain, la température grimpe en flèche : on prévoit 10°C, record en vue depuis mon arrivée ! Mais jeudi, re-neige à nouveau. Alors, tiendra, tiendra pas ? Ca ajoute un tel charme que j'aimerai bien, moi, que ça reste encore un peu.

samedi 20 février 2010

Système de fonctionnement des universités américaines

Hier, j'ai déjeuné avec mon maître de stage, et la conversation a dérivé, entre autres mais pas forcément pas hasard, vers les systèmes d'enseignement français et américain. Après réflexion, je me dis que ça vaut bien un petit billet, que voici donc.

Premier point sur les étudiants.
Aux Usa, les universités sont organisées en campus. Celui de Boulder atteint 30 000 étudiants. J'ai compté une dizaine d'universités pour le Colorado. Pour ceux qui veulent faire un calcul, l'état fait 270 000 km2, soit une demi-France, et compte 4 millions d'habitants.
Les études coûtent très cher ici (6 000$ d'inscription par an en moyenne uniquement), mais paradoxalement, la tradition serait que les étudiants fassent leurs bagages et rejoignent une université loin du cocon familial. Et la coupure n'est pas uniquement géographique, elle serait aussi, dans la plupart des cas, financière. Autrement dit, c'est le système D qui commence ! Couic ! Beaucoup d'étudiants cumuleraient ainsi plusieurs petits jobs pour financer les études. De ma très faible expérience des séries TV américaines, c'est en effet ce qu'on constate. On peut être adepte ou non de cette habitude, c'est quand même une belle leçon de vie. Sauf si on est fils à papa gentil..
M'enfin, je crois que mon maître de stage est gentil, je crois aussi qu'il a qques sous, et sa politique est très claire: ses fistons étudiants se débrouillent, se renseignent pour leur orientation, et se financent totalement leurs études.

Du côté des professeurs, pas de surprises, la concurrence est reine. Mais j'aurai jamais pensé que ça serait autant poussé que ça. Jugez plutôt : le professeur est noté par ses étudiants sur ses cours. Les notes, non anonymes, sont publiées sur Internet. La note moyenne du prof à la fin de l'année est comparée à la moyenne de tous les profs, et cela influence sur les augmentations de salaire décidées à la fin de l'année. A noter qu'après trois ans passés sous la moyenne, on peut carrément voir son salaire diminuer ! Au moins, ça incite à se bouger ^^

Et puisque que les profs sont, ici aussi, enseignants-chercheurs, ils doivent donc réaliser des publications régulièrement. Pour ceux qui ne connaissent pas trop le système, ça veut dire qu'ils doivent régulièrement écrire un article pour une revue de haut niveau, ladite revue pouvant refuser de publier l'article si elle le juge inutile ou inintéressant. C'est le fameux "un chercheur sur quatre en France ne publie pas" de notre petit Nicolas.
A la fin de l'année, chaque enseignant-chercheur fait un récapitulatif de ses travaux, de ses publications, qu'il soumet au doyen. Là encore, un impact direct sur l'augmentation du salaire.

J'en profite pour rajouter la 3e ou 4e phrase que m'a adressé mon maître de stage avec un grand sourire quand je suis rentré dans son bureau: "vous savez, ici, on ne travaille pas 35h". Le fait est que j'ai reçu un mail (professionnel, inutile de le préciser) aujourd'hui samedi à 20h...

Premières vues du quartier

Après deux jours de run, j'ai enfin trouvé le temps de vous prouver qu'ici, l'hiver, c'est pas de la gnognotte, pas comme à Paris, et que, si on veut, on pourrait presque se rendre à l'université en ski de fond.

Voilà la rue où j'habite:Là, c'est la grande voie contiguë qui relie Boulder à Denver:
D'ailleurs, quand les camions de déneigement passent, il faut être réactif pour faire un bond d'au moins 3 mètres si l'on se trouve sur le passage piéton de l'autre côté de la route, car ils roulent comme tout le monde, à 40 mph, soit environ 65 km/h, ce qui peut faire une sacrée gerbe de neige.
Et là, le centre commercial juste à côté: Vous pouvez aussi constater la concentration relative de 4x4 en tout genres.
Et enfin la vue vers les Flatirons totalement embrumées, avec juste en-dessous du plafond nuageux la station météo. Les Flatirons, ce sont les montagnes qui surplombent Boulder. D'ailleurs, c'est très facile de se repérer dans Boulder: il suffit de laisser les montagnes à gauche pour pointer vers le Nord, puisqu'elles sont plein Ouest, et qu'à l'Est commencent les Grandes Plaines.

En fait, le climat est ici clairement continental, et la météo ne prévoit pas de températures positives avant mercredi prochain, avec un pic (enfin, un creux?) à -13°C lundi matin... Il parait qu'il n'avait pas neigé autant depuis très longtemps, ce qui n'est pas sans rappeler notre hiver parisien, où j'avais rarement vu autant de neige depuis très longtemps. Mais au final, je préfère clairement ce temps-là, car il n'y a pas de sensation de froid humide qui vous poursuit ad vitam eternam ! Il suffit d'être couvert un minimum, et l'on est juste recouvert de neige fraiche. A vélo, ça passe très bien également, on n'est pas aveuglé par la pluie.

En parlant de vélo, j'en ai repéré un sur les craiglists. Si tout va bien, je suis équipé demain ! Jusqu'à présent, j'empruntais un vélo de ma proprio, pas un foudre de guerre, mais il roulait ^^

La prochaine fois, je vous montrerai des photos du campus sous la neige. Il parait que ce campus a reçu le prix du plus beau campus américain. Pas étonnant, je vous assure, vous pourrez vous en rendre compte bientôt. En attendant, vous pouvez déjà obtenir qques infos sur la ville sur le wikipedia. A noter que la ville est jumelée avec Lhassa, (ex-)capitale du Tibet.