Tout s'enchaîne, vite, très vite, heureusement que j'ai changé les freins de mon vélo !
Lundi soir, étrangement, tout était calme. Impression trompeuse de la semaine qui allait suivre juste après ! Enfin, j'avais quand même visité une coloc voir si ça pouvait le faire de m'installer chez eux. Manque de pot, j'avais juste oublié de vérifier si la chambre était meublée ou non... Évidemment, ce n'était pas le cas, trop facile. Et comme je l'ai expliqué au gars, amener son lit dans l'avion depuis la France, c'est pas forcément évident...
Bref, mardi soir, je file, après une autre visite, pour une première à la "table française". En effet, tous les mardis soirs, les francophones se réunissent autour d'un verre ou d'un plat à la Bacaro Venetian Taverna. Bon, ok, ça n'a pas un look très français, mais il semblerait qu'il n'y ait pas un seul resto français ici... Je ferais mon enquête ! Toujours est-il que mardi soir, il y en avait de tout âges: retraités (ou pas), jeunes professionnels, thésard... Je crois que j'étais le plus jeune ! Bref, soirée extra à faire pas mal de promesses, notamment de ski, de ski de raid (si, si) et même de cascades de glace ! Pour la rando et le vtt, on verra plus tard, chaque chose en son temps.
Mercredi, maître de stage (M. Saouma, pour aller plus vite) de retour, alors, forcément, ça se bouscule un peu. Et j'ai eu la mauvaise idée de perdre 2h en début d'après-midi à regarder un certain France-Espagne qui n'en valait sûrement pas la peine... Le rugby vendredi dernier était autrement plus chouette ! Bref, mercredi soir, retour au "wednesday @ somewhere", cette fois dans un resto-snack sur le Hill (quartier de Boulder situé sur une colline, d'où son nom) avec de nombreux sandwichs divers et variés. Rien à voir culinairement parlant avec le Népalais de la semaine dernière, mais il faut bien goûter à la cuisine locale, au moins pour voir ce qu'elle vaut ! Comme ça ne nous a pas convaincu, on a enchainé sur un bar tout aussi local, à goûter des bières un peu bizarres, avec un arrière-gout de vin pour certaines. Mouarf, on repassera. Il fallait bien essayer là aussi, et au vu de la quantité de bières particulières qu'ils ont, je pourrai retenter sans trop de problèmes. Entre Suisses, Italien, Bulgare, Anglaise, Néerlandaise et Français, on parle de randos, de voyages, d'Afrique, de spring break... M. Saouma m'a bien précisé ce jour-là que: "il s'en foutait de savoir où j'étais et ce que je faisais, tant qu'il y avait des résultats". Typically american ! Et cela ouvre encore plus de portes, héhé.
Jeudi, on retrouve d'ailleurs les mêmes pour le déjeuner. Arf, Thaïlandais... Mouais, la bouffe asiatique, ça a toujours été couci-couça depuis un certain dîner familial en Angleterre. Mais on me dit qu'il faut que j'essaye, alors je me lance. Enfin, pas complètement, je ne le prends que "medium" en termes d'épices, histoire d'y aller doucement. Erreur fatale, il faut toujours commencer par la première marche... Entre lourde digestion et bouche en feu, l'aprèm fut un régal !
Dae Hung, mon co-bureau et post-docteur, m'annonce vers 17h qu'il risque de rester très tard pour bosser sur un article. Moi qui pensait faire de même pour compenser les derniers jours, ça ne me semble pas trop mal de ne pas rester tout seul. Mais avant de se lancer dans cette folle équipée, il fallait bien s'alléger. Et là, bim, le drame comme celui d'oublier ses clés dans le coffre de sa voiture américaine... Ben, ils ont le même type de pseudo-serrure pour les bureaux ! Je me dis que Dae Hung est parti discuter avec M. Saouma, mais c'est ce dernier que je rencontre par hasard en cours de route vers son bureau (avec de la chance, il y a deux chemins possibles): le premier est finalement rentré chez lui ! Bref, je suis comme un con dehors, put*** de serrure ! Le bon côté, c'est que mon maître de stage voulait justement m'inviter au restaurant avec sa famille. Alors me voilà parti juste en polo pour un dîner un peu plus chic que d'habitude. Très sympa, ce dîner, au demeurant. Et M. Saouma me file au passage la solution pour éviter de rentrer à vélo en polo à 8h du soir par 0°C: il suffit d'appeler la police. Mais bien sûr ! Genre, je vais faire le 911, dire que je suis bloqué en-dehors de mon bureau parce que j'ai été stupide et qu'il faudrait que quelqu'un vienne m'ouvrir. Bin, en fait, presque ! Parce qu'en composant le 911 depuis un téléphone du campus, je tombe sur la sécurité de l'université, pour qui ce genre de mésaventures est courant. Comme me dit l'agent de sécurité qui vient m'ouvrir, "it's my job!" Quelques minutes plus tard, je retrouve mon espace perso, avec mes clés, ma polaire, mon écharpe, mon bonnet, mes gants, ma veste, et mes loupiottes de vélo. Ouf ! Le retour n'est que plus délicieux.
Évidemment, dans tout ça, la soirée boulot est plutôt passée à la trappe...
Le vendredi, là aussi, tout s'organise au dernier moment. A l'International Coffee Hour, la décision est prise avec une néerlandaise de tenter le dîner (gratuit) au centre international. Rien à regretter de ce côté-là ! Super soirée à discuter de tout et de rien notamment avec des Libanais et des Américains. Et cerise sur le gâteau: lever le lendemain à 6h30. Oui, oui, j'appelle ça une cerise, puisque c'est pour aller faire du ski ^^.
Ah, et dans tout ça, déménagement prévu ce week-end, si tout va bien. Petite coloc à la même distance de l'université, mais à 5 min de Pearl Street, c'est-à-dire le centre-ville vivant de Boulder! La question est plutôt de savoir quand est-ce que j'aurai le temps pour le faire, ce déménagement... Mais pourquoi se prendre la tête aussi ! Quand tout roule aussi bien :)
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Une néerlandaise ...hum hum ... je vois que tu n'as pas perdu de temps mon cochon ...
RépondreSupprimerSi tu repasses en France t'as intérêt à passer me voir !
tsss tsss, mauvaise langue :p
RépondreSupprimerDéjà, si toi tu passes aux States, t'as intérêt à venir me voir. Ensuite, comme il me semble que ce n'est pas prévu, t'as intérêt à venir en septembre à la montagne, j'attends toujours ta réponse là-dessus !!
Au fait, vous partez au Japon finalement ?