lundi 22 mars 2010

Spring Break !!



Petit mode d'emploi: le Spring Break, c'est une semaine entière où les universités américaines ferment complètement, aucun cours, aucun devoir à la maison, des vraies vacances, quoi. Pas comme celles de Cachan, où les partiels ou autres rendus de projet vous attendent au coin de la rentrée. Cette semaine, pour CU, c'est du 20 au 28 mars.

Me concernant maintenant: je ne suis pas sensé avoir de vacances pendant mon stage, mais comme j'ai carte blanche pour sécher des journées de boulot tant que le stage avance, je n'ai pas trop envie de rester à me tourner les pouces parce qu'il n'y aura personne à Boulder.

Donc, dès le vendredi soir, c'était soirée Wii pour fêter la fin des cours des étudiants. Bon, en fait, toutes mes connaissances sont majoritairement étrangères et plutôt en stage ici, donc, tout le monde n'est pas concerné par le Spring Break ^^ Mais il ne faut pas laisser passer les occasions.

Le premier week-end a été, finalement, calme. Je n'ai pas trouvé malheureusement de personnes avec qui partir au ski, ou alors, les voitures étaient déjà remplies. J'en ai profité pour regarder la consécration du grand chelem du XV de France, puis passer le we à prendre qques nouvelles de France et à me balader dans Boulder sous la neige. Sous la neige, puisque le vendredi, en 24h, il était tombé environ 25 cm de neige, si ce n'est plus. Ça permet d'ailleurs de faire de superbes "randos" à vélo le soir pour rentrer chez soi:


Et tout ça n'empêche pas le lendemain de pouvoir se promener en t-shirt:


Lundi, tout se met finalement en branle: direction Winter Park, une autre station de ski des Rocheuses, avec Christa, américaine et étudiante à la CU. Temps magnifique encore une fois, neige somptueuse à nouveau, et une sacrée altitude: 12 060 pieds au sommet, soit 3 676m:

Et la station, c'est assez particulier, une énorme partie des pistes est entre les arbres. Aucun balisage, on peut juste aller où on veut, puisqu'en bas, on retombe forcément sur le même télésiège. Et cela donne le bonheur de prendre des centaines de pistes totalement différentes à 5 m d'écart, de complètement se perdre en 2min, et surtout de ne croiser vraiment personne. Bref, que du bonheur:



Le lendemain, retour au boulot. Moins marrant. Enfin, il neige à nouveau, donc, c'est chouette ! Ah non, en fait, pas tant que ça, parce que c'est le Spring Break... Et ? Ben, même les déneigeuses sont en vacances... Donc, ce n'est plus du tout la même chose, faut maintenant rouler dans 20 cm de neige fraiche ! Enfin, ça n'enlève pas la joie de voir tomber la neige et non la pluie.
Mardi soir, invitation à diner avec plusieurs plats indiens, népalais ou malaisiens, à choisir. Très bon et très sympa ! Quoique un peu épicé, je ne suis pas encore habitué... Et mercredi soir, le traditionnel wednesday @ somewhere étant suspendu pendant le Spring break (encore qqch qui ne marche pas), on se retrouve tout de même dans un restaurant entre stagiaires.

Là, la semaine de boulot est fini. Si, si, déjà ! D'un autre côté, le campus est réellement désert... Et puis, le beau temps est à nouveau là ! Alors, retour à la neige, avec du ski nordique cette fois:

Journée très sympa encore une fois, que du bonheur, temps magnifique, et neige somptueuse à nouveau, juste ce qu'il fallait de poudreuse pour s'éclater.

Enfin, vendredi à la fraiche, l'apothéose de la semaine débute: roadtrip de 3 jours dans l'ouest américain, direction Goblin Valley (Utah). Si je devais résumer en une photo, voilà :

Bon, ok, ce n'était pas notre voiture. Mais c'était comme si.

Ces trois jours, c'est aussi une équipe internationale de choc:


avec, de droite à gauche, et de bas en haut, le melting-polt néerlando-américano-franco-bangladesieno-russe (ok, je chercherai l'orthographe exacte pour le Bangladesh...)

Ce sont aussi des jokes dans tous les sens:




des paysages somptueux/grandioses/sublimes/ce que vous voulez:



Un "little wild horse canyon", où en effet un cheval de taille normale ne passerait pas, sauvage ou non:


et une armée de Gobelins stationnée dans sa vallée qui n'attend qu'une occasion pour revenir combattre:


mais qu'on peut encore chevaucher pour l'instant ^^ :


Et depuis hier lundi, triste retour au boulot... Disons que 4 murs, ça fait un peu étroit après cette semaine, alors, on échafaude des plans, on calcule, on repère les espaces libres dans l'agenda, et on rameute les copains : "hi guy / girl, a roadtrip soon in utah, are you in ?"

Très bientôt, il y aura plus de photos sur facebook et sur picasaweb, si celles que j'ai mises ne vous suffisent pas. Donnez-moi juste le temps de trier un peu, pas évident de gérer 800 photos qui sont plus belles les unes que les autres.

Voilà, voilà, vous comprendrez que c'est un peu dur de résumer cette semaine en un billet. D'ailleurs, félicitations si vous êtes arrivés jusqu'ici, ou alors, arrêtez de glander et retournez bosser !!

Et si vous n'avez réellement rien à bosser, hésitez pas à commenter !

mardi 16 mars 2010

A quand la pause ?

Quand on part l'étranger, on a souvent un peu de mal à trouver de la compagnie pour s'occuper, sortir, etc. Heureusement (ou malheureusement ?), j'ai vite franchi cette étape. Le mauvais côté de cette histoire, c'est que je cherche maintenant à trouver le moment pour souffler un peu. Mais ce n'est pas près de s'arranger.

La nouveauté depuis les dernières nouvelles, c'est que je suis enfin sorti de Boulder, 3 fois. Une fois la semaine dernière et deux fois le week-end dernier. A chaque fois, c'était pour rencontrer Dame Blanche, qui est si loin de Paris et si proche de Boulder ^^.
Donc, samedi 6, opération ski nordique:

Pas tout à fait du ski de rando donc, puisqu'il n'y a pas de peaux de phoques sur les skis nordiques. On est parti dans une petite vallée très charmante, sans toutefois pousser très loin, puisqu'une participante devait rentrer tôt à Boulder ... Ce qui ne nous a pas empêché de prendre un pique-nique pantagruélique avant de faire demi-tour:


Le dimanche, c'était la grande nouvelle: DEMENAGEMENT !! Un peu à l'arrache, car j'attendais désespérément des nouvelles de mon contact, qui ne m'a donné son feu vert qu'à 18h. Heureusement qu'un séjour de 6 mois ne demande pas trop d'affaires ! Et avec les colocs (3, tous américains), ça n'a pas tardé à porter ses fruits, puisque lundi soir, c'était beer-pong ! Pour ceux qui ne connaissent pas, l'idée de ce jeu est plutôt simple : on essaye de lancer une balle de ping-pong depuis le bout d'une table dans un des verres disposés devant l'équipe adverse à l'autre bout de la table. Si c'est bingo, le verre doit être bu par l'équipe adverse puis mis de côté. Le but étant bien sûr d'atteindre tous les verres adverses avant que ce ne soit le cas pour vous. Enfin, les règles sont un peu plus complexes, mais le concept est là. Et rassurez-vous: une canette de bière sert à remplir 4-5 verres, donc, ce n'est pas opération gueule de bois, mais juste soirée sympa.

La semaine qui a suivi a été plutôt chargée, entre table française, wednesday @ somewhere, billard, exposé d'un alpiniste américain sur son voyage en Europe (Zermatt et Chamonix), ...


Le week-end n'a pas failli à ma réputation de sur-actif (trop ?). Samedi, lever à 5h30 pour aller faire de la cascade de glace avec Nicolas, un français. Voici le monstre:



30m de hauteur, dont les 3/5 finaux verticaux. Superbe endroit pour une première, et première réussite !! La descente en rappel n'est que meilleure:


Plus de photos sur picasaweb. Pour fêter et clôturer cette belle journée, dance party chez une française. Ou comment bien préparer la journée suivante : ski à Beaver Creek ! Lever toujours à 5h30 pour prendre le bus de l'université avec Irina (bulgare) et Ellen (néerlandaise). Direction: cette superbe station de ski, équivalent de Val d'Isère ou de Tignes en France:


Le bon côté du changement d'heure, qui a été très dur à avaler, c'est qu'il a réalisé un sérieux écrémage sur ceux qui devaient prendre le bus. Au lieu d'être plein, il n'y avait dans le bus que 20 personnes. Après 2h30 de route, je foule enfin la neige d'une station de ski. Une fois la douloureuse passée (82$ de forfaits de ski, et encore, avec une réduc), bonheur monumental ! Neige somptueuse, vue unique, temps au beau fixe (sauf un peu trop de vent..), domaine gigantesque. La journée s'achève dans une grande fatigue mais avec de la neige plein les yeux et une promesse: y retourner dès que possible, là ou ailleurs ! Le week-end prochain ? A moins que je ne me mette au ski de raid, il ne me manque plus que ça.
En revenant, encore une autre première : il pleut !! Avec 300 jours de soleil par an, et si on a en tête que, dès qu'il fait mauvais, la température chute et qu'il neige, autant dire que le prochain jour de pluie n'est pas près d'arriver. Je l'attends de pied ferme :)

Le début de cette semaine est assez dur, avec toute la fatigue à avaler. Mais hop hop hop, pas question de s'arrêter là, on prépare déjà la suite: le Spring break approche à grands pas ! Et pas question de rester à rien faire alors que le campus se videra singulièrement de ses étudiants. Dans les cartons, 4 jours de camping quelque part dans le sud, New Mexico, ou alors dans les grands parcs américains si proches: Grand Canyon, Yellowstone, Moab, autres... A confirmer ... Et également un petit we prévu à Boston d'ici 3 semaines ^^

Enfin, même si ce n'est pas forcément joyeux de terminer sur cette note négative, je tiens à dédier cet article à Josselin le Meitour.
Josselin, c'était un breton, un gars discret mais génial, un normalien qui avait peut-être fait l'erreur de partir en mécanique au lieu de faire du génie civil. Sa seule erreur probablement. C'était aussi quelqu'un avec qui j'étais parti en convoi humanitaire au Niger il y a trois ans.
C'était, parce qu'il est maintenant parti ailleurs, quelque part où prendre un café, un dîner ou juste du bon temps avec lui est devenu impossible, où évoquer des souvenirs d'Afrique ne se fait que par la pensée. Adieu Josselin, on pense tous à toi à Cachan ...

jeudi 4 mars 2010

Une semaine typique de plus en plus chargée

Tout s'enchaîne, vite, très vite, heureusement que j'ai changé les freins de mon vélo !

Lundi soir, étrangement, tout était calme. Impression trompeuse de la semaine qui allait suivre juste après ! Enfin, j'avais quand même visité une coloc voir si ça pouvait le faire de m'installer chez eux. Manque de pot, j'avais juste oublié de vérifier si la chambre était meublée ou non... Évidemment, ce n'était pas le cas, trop facile. Et comme je l'ai expliqué au gars, amener son lit dans l'avion depuis la France, c'est pas forcément évident...

Bref, mardi soir, je file, après une autre visite, pour une première à la "table française". En effet, tous les mardis soirs, les francophones se réunissent autour d'un verre ou d'un plat à la Bacaro Venetian Taverna. Bon, ok, ça n'a pas un look très français, mais il semblerait qu'il n'y ait pas un seul resto français ici... Je ferais mon enquête ! Toujours est-il que mardi soir, il y en avait de tout âges: retraités (ou pas), jeunes professionnels, thésard... Je crois que j'étais le plus jeune ! Bref, soirée extra à faire pas mal de promesses, notamment de ski, de ski de raid (si, si) et même de cascades de glace ! Pour la rando et le vtt, on verra plus tard, chaque chose en son temps.

Mercredi, maître de stage (M. Saouma, pour aller plus vite) de retour, alors, forcément, ça se bouscule un peu. Et j'ai eu la mauvaise idée de perdre 2h en début d'après-midi à regarder un certain France-Espagne qui n'en valait sûrement pas la peine... Le rugby vendredi dernier était autrement plus chouette ! Bref, mercredi soir, retour au "wednesday @ somewhere", cette fois dans un resto-snack sur le Hill (quartier de Boulder situé sur une colline, d'où son nom) avec de nombreux sandwichs divers et variés. Rien à voir culinairement parlant avec le Népalais de la semaine dernière, mais il faut bien goûter à la cuisine locale, au moins pour voir ce qu'elle vaut ! Comme ça ne nous a pas convaincu, on a enchainé sur un bar tout aussi local, à goûter des bières un peu bizarres, avec un arrière-gout de vin pour certaines. Mouarf, on repassera. Il fallait bien essayer là aussi, et au vu de la quantité de bières particulières qu'ils ont, je pourrai retenter sans trop de problèmes. Entre Suisses, Italien, Bulgare, Anglaise, Néerlandaise et Français, on parle de randos, de voyages, d'Afrique, de spring break... M. Saouma m'a bien précisé ce jour-là que: "il s'en foutait de savoir où j'étais et ce que je faisais, tant qu'il y avait des résultats". Typically american ! Et cela ouvre encore plus de portes, héhé.

Jeudi, on retrouve d'ailleurs les mêmes pour le déjeuner. Arf, Thaïlandais... Mouais, la bouffe asiatique, ça a toujours été couci-couça depuis un certain dîner familial en Angleterre. Mais on me dit qu'il faut que j'essaye, alors je me lance. Enfin, pas complètement, je ne le prends que "medium" en termes d'épices, histoire d'y aller doucement. Erreur fatale, il faut toujours commencer par la première marche... Entre lourde digestion et bouche en feu, l'aprèm fut un régal !
Dae Hung, mon co-bureau et post-docteur, m'annonce vers 17h qu'il risque de rester très tard pour bosser sur un article. Moi qui pensait faire de même pour compenser les derniers jours, ça ne me semble pas trop mal de ne pas rester tout seul. Mais avant de se lancer dans cette folle équipée, il fallait bien s'alléger. Et là, bim, le drame comme celui d'oublier ses clés dans le coffre de sa voiture américaine... Ben, ils ont le même type de pseudo-serrure pour les bureaux ! Je me dis que Dae Hung est parti discuter avec M. Saouma, mais c'est ce dernier que je rencontre par hasard en cours de route vers son bureau (avec de la chance, il y a deux chemins possibles): le premier est finalement rentré chez lui ! Bref, je suis comme un con dehors, put*** de serrure ! Le bon côté, c'est que mon maître de stage voulait justement m'inviter au restaurant avec sa famille. Alors me voilà parti juste en polo pour un dîner un peu plus chic que d'habitude. Très sympa, ce dîner, au demeurant. Et M. Saouma me file au passage la solution pour éviter de rentrer à vélo en polo à 8h du soir par 0°C: il suffit d'appeler la police. Mais bien sûr ! Genre, je vais faire le 911, dire que je suis bloqué en-dehors de mon bureau parce que j'ai été stupide et qu'il faudrait que quelqu'un vienne m'ouvrir. Bin, en fait, presque ! Parce qu'en composant le 911 depuis un téléphone du campus, je tombe sur la sécurité de l'université, pour qui ce genre de mésaventures est courant. Comme me dit l'agent de sécurité qui vient m'ouvrir, "it's my job!" Quelques minutes plus tard, je retrouve mon espace perso, avec mes clés, ma polaire, mon écharpe, mon bonnet, mes gants, ma veste, et mes loupiottes de vélo. Ouf ! Le retour n'est que plus délicieux.
Évidemment, dans tout ça, la soirée boulot est plutôt passée à la trappe...

Le vendredi, là aussi, tout s'organise au dernier moment. A l'International Coffee Hour, la décision est prise avec une néerlandaise de tenter le dîner (gratuit) au centre international. Rien à regretter de ce côté-là ! Super soirée à discuter de tout et de rien notamment avec des Libanais et des Américains. Et cerise sur le gâteau: lever le lendemain à 6h30. Oui, oui, j'appelle ça une cerise, puisque c'est pour aller faire du ski ^^.

Ah, et dans tout ça, déménagement prévu ce week-end, si tout va bien. Petite coloc à la même distance de l'université, mais à 5 min de Pearl Street, c'est-à-dire le centre-ville vivant de Boulder! La question est plutôt de savoir quand est-ce que j'aurai le temps pour le faire, ce déménagement... Mais pourquoi se prendre la tête aussi ! Quand tout roule aussi bien :)

dimanche 28 février 2010

Bilan des dix premiers jours: peut mieux faire

Ça fait maintenant dix jours que je suis arrivé ici, que je prends mes marques, et il est possible de faire un premier bilan.

Comme dans le JT de France 2 à une époque, il me semble, on commence par la météo. Après 5 jours de neige, le soleil a enfin fait son apparition, histoire d'éclairer les "dégâts". Et on peut dire qu'ils sont agréables aux yeux ! (cf http://picasaweb.google.com/ctiparman ) La saison de ski promet !! Et puis, en milieu de semaine, on a atteint un pic de 10°, suffisant pour faire quasiment tout disparaître. Qu'à cela ne tienne, la neige a remis ça aujourd'hui !

Concernant le boulot, les deux premiers jours ont été un peu rudes, car mon maître de stage partait mercredi en France ! Joli chassé-croisé, et pourtant, ce n'est pas encore le 1er août... Il fallait donc lancer l'affaire à temps, ce qui s'est finalement pas trop mal passé, au prix de départs du labo un tout petit peu tard le soir, dans les 20h. Après coup, ça s'est tassé, même si on se faisait toujours pourchasser le matin par le téléphone ! On, c'est moi, et un sud-coréen qui est en post-doc ici. Un gars très sympa, même si mon maître de stage, i.e. son directeur de thèse, lui a peut-être refilé son virus du boulot...

Maintenant, les activités, parce qu'au final, c'est aussi pour ça que je suis venu ici ^^
Et bien, ça met un peu de temps à se mettre en place. Probablement parce que je ne côtoie que très - trop peu d'étudiants via mon stage. M'enfin, mercredi, il y avait le "wednesday @ somewhere", c'est-à-dire un dîner organisé par le CU pour les étudiants étrangers dans un restaurant différent chaque semaine. Et donc, mercredi, honneur au Népal ! Ça tombe bien, j'en avais jamais fait, et ça valait le coup. Et dans tout ça, je n'ai toujours pas fait un resto états-uniens... si ça existe ! Tout de même, après ce dîner sympa, mais pas non plus hyper-emballant, on s'est retrouvé à 4-5 dans un bar pour le coup typically american, et là, c'était bien plus chouette. Leur Buff-beer (1) locale, qu'on pourrait comparer à la Kro, n'y était sans doute pas étrangère ^^
Vendredi, c'était le "International coffee hour". En gros, l'université offre un café aux étudiants étrangers pendant qu'ils se rencontrent et discutent. J'y ai retrouvé certains du bar de mercredi. J'ai également croisé d'autres américains et deux français de sciences-Po.
Samedi, place au sport, j'ai enfin ciré le parquet de leur "Recreative Center". Ce centre sportif est juste monstrueux: salles de fit et de muscu à n'en plus finir, terrains de squash et de tennis, piscine olympique, et j'ai du louper des trucs, tellement c'est grand... Et donc trois superbes terrains de basket !
Après 2h, j'étais cuit... La ligne des 3-points est peut-être la même qu'en Europe, il n'empêche que les dimensions du terrain sont elles celles de la NBA. Bref, la caisse a pris cher, surtout après deux semaines sans rien faire ! Mais je compte bien y retourner ASAP (2) !!
Pour terminer tout ça, dimanche midi, déjeuner avec un étudiant français de l'Estp qui est ici pour un an et demi. J'ai notamment appris que le meilleur moment pour le ski, étrangement, c'est mars, car c'est là qu'il y a le plus de neige ! Et ç'a aussi été l'occasion d'enfin tester un pseudo-resto américain, avec un "buff chicken" (1) contenant peut-être autant de piment que les frites de Mcdo de sel! Et si tout se passe bien, on part au ski dans deux semaines.

Enfin, les américains sont vraiment très accueillants ici ! A chaque fois que tu engages une conversation, ils s'intéressent à toi, te demandent d'où tu viens, échangent des souvenirs de voyage, etc. Et pas d'accent à couper au couteau, comme au Texas ou ailleurs, globalement, je comprends pas trop mal ce qu'ils racontent, sauf les expressions... Là, je demande encore du temps.

Par contre, le mauvais point de la semaine, c'est plutôt du côté de la coloc. En fait, pour une coloc, il s'agit d'une dame plutôt âgée qui a aménagé son appart avec pas mal de chambres indépendantes, et elle les loue à des étrangers. Seulement, quand elle disait étranger, ce n'était pas vraiment des étudiants, mais plutôt des travailleurs. Donc, pour l'ambiance étudiante, c'est plutôt raté. A cela, il faut ajouter que finalement, 2 miles de l'université, ça va, mais le centre ville actif de la ville est plutôt situé derrière l'université, ce qui fait que c'est plus loin encore.. Donc je pense à changer bientôt, on verra ce que proposent les craiglists.

See you !!

(1) La mascotte de l'université du Colorado est le bison, d'où le "buff" qui traîne un peu partout, dans les rues, dans les bars, les resto, les magasins. Il paraît même qu'avant les matchs universitaires de football américain, ils en font courir un tout autour du stade ! Hâte de voir ça !!
(2) ASAP veut dire As Soon As Possible. Là, je me dois de remercier très chaleureusement ma prof d'anglais de cette année. Le module n'a peut-être servi à rien pour le semestre, mais il est très utile quand on compulse les annonces craiglists de savoir ce que signifie ASAP !

mardi 23 février 2010

Photos de Boulder sous la neige

Et voici quelques photos de Boulder sous la neige et le soleil. Il a mis du temps à arriver, celui-là !!
Elles ont été prises en allant au boulot ce matin ^^ Comme quoi, la journée peut bien commencer !
Voici la piste cyclable à gauche, puis en allant vers la droite, la voie piétonne, puis la voie polluante ^^ Imaginez-vous rouler là-dessus quand tout est enneigé, c'est assez chouette, je vous assure !


Les Flatirons enneigées:D'ailleurs, c'est à cet endroit qu'hier (lundi), j'ai rencontré un skieur (de fond). Si, si, je blague pas ! Malheureusement, j'avais pas mon appareil photo avec moi... Pour traverser la route, il a bien du déchausser, mais vu tout ce qu'il y a comme neige dans les "champs", je pense qu'il a pu faire pas mal de distance avant d'en arriver à cette extrémité.
Et là, un bâtiment du campus, avec de très jolies stalactites:

Je ne sais pas combien de temps toute cette neige va tenir, demain, la température grimpe en flèche : on prévoit 10°C, record en vue depuis mon arrivée ! Mais jeudi, re-neige à nouveau. Alors, tiendra, tiendra pas ? Ca ajoute un tel charme que j'aimerai bien, moi, que ça reste encore un peu.

samedi 20 février 2010

Système de fonctionnement des universités américaines

Hier, j'ai déjeuné avec mon maître de stage, et la conversation a dérivé, entre autres mais pas forcément pas hasard, vers les systèmes d'enseignement français et américain. Après réflexion, je me dis que ça vaut bien un petit billet, que voici donc.

Premier point sur les étudiants.
Aux Usa, les universités sont organisées en campus. Celui de Boulder atteint 30 000 étudiants. J'ai compté une dizaine d'universités pour le Colorado. Pour ceux qui veulent faire un calcul, l'état fait 270 000 km2, soit une demi-France, et compte 4 millions d'habitants.
Les études coûtent très cher ici (6 000$ d'inscription par an en moyenne uniquement), mais paradoxalement, la tradition serait que les étudiants fassent leurs bagages et rejoignent une université loin du cocon familial. Et la coupure n'est pas uniquement géographique, elle serait aussi, dans la plupart des cas, financière. Autrement dit, c'est le système D qui commence ! Couic ! Beaucoup d'étudiants cumuleraient ainsi plusieurs petits jobs pour financer les études. De ma très faible expérience des séries TV américaines, c'est en effet ce qu'on constate. On peut être adepte ou non de cette habitude, c'est quand même une belle leçon de vie. Sauf si on est fils à papa gentil..
M'enfin, je crois que mon maître de stage est gentil, je crois aussi qu'il a qques sous, et sa politique est très claire: ses fistons étudiants se débrouillent, se renseignent pour leur orientation, et se financent totalement leurs études.

Du côté des professeurs, pas de surprises, la concurrence est reine. Mais j'aurai jamais pensé que ça serait autant poussé que ça. Jugez plutôt : le professeur est noté par ses étudiants sur ses cours. Les notes, non anonymes, sont publiées sur Internet. La note moyenne du prof à la fin de l'année est comparée à la moyenne de tous les profs, et cela influence sur les augmentations de salaire décidées à la fin de l'année. A noter qu'après trois ans passés sous la moyenne, on peut carrément voir son salaire diminuer ! Au moins, ça incite à se bouger ^^

Et puisque que les profs sont, ici aussi, enseignants-chercheurs, ils doivent donc réaliser des publications régulièrement. Pour ceux qui ne connaissent pas trop le système, ça veut dire qu'ils doivent régulièrement écrire un article pour une revue de haut niveau, ladite revue pouvant refuser de publier l'article si elle le juge inutile ou inintéressant. C'est le fameux "un chercheur sur quatre en France ne publie pas" de notre petit Nicolas.
A la fin de l'année, chaque enseignant-chercheur fait un récapitulatif de ses travaux, de ses publications, qu'il soumet au doyen. Là encore, un impact direct sur l'augmentation du salaire.

J'en profite pour rajouter la 3e ou 4e phrase que m'a adressé mon maître de stage avec un grand sourire quand je suis rentré dans son bureau: "vous savez, ici, on ne travaille pas 35h". Le fait est que j'ai reçu un mail (professionnel, inutile de le préciser) aujourd'hui samedi à 20h...

Premières vues du quartier

Après deux jours de run, j'ai enfin trouvé le temps de vous prouver qu'ici, l'hiver, c'est pas de la gnognotte, pas comme à Paris, et que, si on veut, on pourrait presque se rendre à l'université en ski de fond.

Voilà la rue où j'habite:Là, c'est la grande voie contiguë qui relie Boulder à Denver:
D'ailleurs, quand les camions de déneigement passent, il faut être réactif pour faire un bond d'au moins 3 mètres si l'on se trouve sur le passage piéton de l'autre côté de la route, car ils roulent comme tout le monde, à 40 mph, soit environ 65 km/h, ce qui peut faire une sacrée gerbe de neige.
Et là, le centre commercial juste à côté: Vous pouvez aussi constater la concentration relative de 4x4 en tout genres.
Et enfin la vue vers les Flatirons totalement embrumées, avec juste en-dessous du plafond nuageux la station météo. Les Flatirons, ce sont les montagnes qui surplombent Boulder. D'ailleurs, c'est très facile de se repérer dans Boulder: il suffit de laisser les montagnes à gauche pour pointer vers le Nord, puisqu'elles sont plein Ouest, et qu'à l'Est commencent les Grandes Plaines.

En fait, le climat est ici clairement continental, et la météo ne prévoit pas de températures positives avant mercredi prochain, avec un pic (enfin, un creux?) à -13°C lundi matin... Il parait qu'il n'avait pas neigé autant depuis très longtemps, ce qui n'est pas sans rappeler notre hiver parisien, où j'avais rarement vu autant de neige depuis très longtemps. Mais au final, je préfère clairement ce temps-là, car il n'y a pas de sensation de froid humide qui vous poursuit ad vitam eternam ! Il suffit d'être couvert un minimum, et l'on est juste recouvert de neige fraiche. A vélo, ça passe très bien également, on n'est pas aveuglé par la pluie.

En parlant de vélo, j'en ai repéré un sur les craiglists. Si tout va bien, je suis équipé demain ! Jusqu'à présent, j'empruntais un vélo de ma proprio, pas un foudre de guerre, mais il roulait ^^

La prochaine fois, je vous montrerai des photos du campus sous la neige. Il parait que ce campus a reçu le prix du plus beau campus américain. Pas étonnant, je vous assure, vous pourrez vous en rendre compte bientôt. En attendant, vous pouvez déjà obtenir qques infos sur la ville sur le wikipedia. A noter que la ville est jumelée avec Lhassa, (ex-)capitale du Tibet.

le petit visa tout mignon

Il est peut-être chiant à avoir, mais finalement, il vaut plutôt le coup, alors je vous le mets en photo:

jeudi 18 février 2010

Premiers contacts avec la civilisation américaine

En décollant de Paris, à 13h05 le mercredi 17 février précisément, je me disais que je quittais la France et, par conséquence, bien des tracas, notamment administratifs. 3h de prise de tête dans les banques la veille devaient sûrement avoir aidé à établir cette première impression. J'en étais presque arrivé à considérer les Usa comme un pays sans défauts.

La (brutale) arrivée à Philadelphie s'est chargée de me rappeler aux bons souvenirs de la vision que tout un chacun doit avoir des Etats-Unis: une accumulation de fast-foods, probablement en plus grand nombre que les portes d'embarquement de l'aéroport, dégageant dans tous les couloirs une délicieuse odeur d'huile, le tout noyé sous une douce musique classique. En un mot: Miam (au propre comme au figuré) !!
N'oublions pas l'accent impeccable des américains, et l'on se sent vite perdu si l'on ne maîtrise que la langue de Shakespeare sans le décodeur local.

Quelques heures plus tard, je finis enfin par atterrir à Denver. L'aéroport est certes petit, mais pour trouver le départ du bus pour Boulder, il a fallu demander à pas mal de monde. Bref, à l'arrivée à la coloc, à minuit heure locale, soit 9h du mat heure parisienne, j'étais plutôt dans les choux, et avec une unique obsession en tête: me plonger dans mon lit !

Le lendemain, pas encore vraiment remis du décalage horaire, première découverte du quartier. En un mot encore un fois ? Conforme. A ce que sont les Usa: des routes larges de 4 voies de chaque côté, pas d'immeubles, mais plutôt une quantité de maisons larges et spacieuses, des parkings à n'en plus finir, deux Suv sur trois véhicules minimum, les bons trucks comme dans les films. Tout s'étale le plus possible, puisqu'il paraît que nous sommes dans les Grande Plaines.

Premier contact, complexe: la banque. Ouste, il paraît que je n'ai rien à y faire tant que je n'ai pas de SSN. Entendez par là: Social Security Number (i.e. numéro de sécurité sociale).
Là, ça devient déjà trop compliqué pour que m'en sorte tout seul, direction l'université pour solliciter l'aide du service international. Si international d'ailleurs que le bureau dans lequel on me reçoit comporte, entre autres, une armure probablement plus récente que le 16e, ainsi qu'un tapis aux motifs vaguement indiens. On m'y explique soigneusement la marche à suivre pour obtenir un papier remplaçant le SSN. Misère, voilà l'administratif qui rapplique à toute vitesse...
3h plus tard, en revenant vers mon logement sous la neige, deux conclusions s'imposent à l'esprit: je suis prêt pour aller à l'office de la Sécurité Sociale expliquer mon cas et recevoir le fameux papier, et je connais le campus comme ma poche. Précisons qu'il est bien plus grand que l'île de la Cité à Paris.

Ah, et j'ai aussi croisé mon maître de stage, ce qui n'était pas vraiment prévu. La mauvais nouvelle, c'est que je me suis fait enrôler pour commencer dès le vendredi 19, et peut-être aussi le samedi 20, alors que mon stage devait commencer le lundi 22 seulement... M'enfin, c'est pas trop le moment de commencer à s'embrouiller. Et puis, la semaine prochaine, comme le chat part en France mercredi pour une semaine, la souris que je suis pourra peut-être danser. Au ski ?